Acte de paréage de 1318
Le domaine du Colombier, « colombarium », situé aux portes de Toulouse, apparaît dans l’Histoire régionale vers l’an 800. C’est à cette époque en effet, que le chapitre de Saint Sernin s’est vu confier l’exploitation d’une part importante de ce fief, constitué alors pour l’essentiel, de forêts et de friches. Dès 1080, les moines de l’Abbaye de Saint Sernin, confrontés à la nécessité d’agrandir les zones cultivables, entreprennent de défricher la forêt de ce domaine qui appartient depuis « toujours » aux COMTES de TOULOUSE. En 1098, le COMTE de TOULOUSE Raymond de Saint Gilles (RAYMOND IV) étant en croisade, son neveu GUILLAUME IX le troubadour, DUC d’AQUITAINE, alors en charge des affaires du comte, fait don à l’Abbaye de Saint Sernin de la moitié des droits de justice de Colomiers. Un siècle plus tard, en 1192, et après plusieurs transmissions des droits sur Colomiers, Albert (ou Adalbert) de VILLENEUVE, maintenant propriétaire d’une partie importante du domaine qui avait été donné à l’Abbaye (l'Abbaye a revendu l'essentiel et n'a conservé qu'une faible part du domaine qui lui avait été donné), partage ses biens entre ses trois fils Jourdain, Pons et Etienne. Jourdain de VILLENEUVE reçoit en héritage les possessions de son père à Colomiers. En 1200, Raymond Guillaume DURAND, Capitoul de Toulouse, rachète la part qui appartient encore à l'Abbaye puis, quelques années après, la part des VILLENEUVE ; ainsi, à son décès, il possède la moitié de la Seigneurie de Colomiers. En 1211 son héritage est réparti entre ses six enfants. L’autre moitié des droits de justice appartient toujours au COMTE de TOULOUSE ; après le mariage de Jeanne, fille unique et héritière de RAYMOND VII, COMTE de TOULOUSE, avec Alphonse, COMTE de POITIERS et frère de SAINT LOUIS, la part de la Seigneurie de Colomiers qui appartenait au COMTE de TOULOUSE, passe dans le domaine Royal. Un siècle plus tard le 10 février 1318, l'acte de paréage signé par le ROI PHILIPPE V Le Long et les co-Seigneurs SEGUIER, FALGUIERE et DURAND, met fin à une longue procédure relative au partage des droits de justice. Désormais, les droits féodaux attachés à Colomiers, seront indivis entre le ROI et les co-Seigneurs de Colomiers, la moitié pour le ROI et l’autre moitié pour les co-Seigneurs.
L’origine de la Seigneurie de Colomiers
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